Au fil des vies

L’air est à la fête en cette soirée de festival. La nuit tombe, les premières étoiles ornent le ciel. Pierre marche d’un pas décidé sur le trottoir animé de l’avenue, il est dans ses pensées.
Lorsqu’il croise son ami Jean, c’est tout juste s’il le reconnait ! Ils se disent bonjour, surpris, et Jean demande :
– Tu files où de ce pied vaillant ?
Pierre, prenant l’air comploteur, lui répond en chuchotant :
– Comment toujours, je cherche la joie.
– Tu comptes la trouver par ici entre les sombres ruelles et les grandes avenues ?
– Pourquoi pas ! Tout le monde cherche la joie, elle est vitale et il y a beaucoup de monde ce soir !
Jean balaye les environs du regard :
– Effectivement, la nuit est vivante !
– Je compte bien que cela nourrisse ma quête !
– Puissent les étoiles guider tes pas…

Ils se retrouvent le lendemain. Jean demande à Pierre :
– Alors ? Ta soirée ?
– J’ai eu quelques bons moments autour d’un verre. J’ai bien ri… Mais si je suis sincère, que m’en reste-t-il ?
– Je te propose que nous marchions ensemble et que je te conte une histoire, une grande histoire pleine de petites histoires.
Pierre semble perplexe. Jean précise :
– Elle commence dans l’invisible et se concrétise sur Terre avec des humains qui auraient pu connaitre la colère, le mal-être, de grands déséquilibres et que sais-je encore… mais leur situation s’inverse, certains découvriront l’amour qui renait des dernières braises d’un feu, d’autres verront leur cœur rayonner au centre des opposés de la vie, quelques-uns vivront les belles émotions qui coulent à flots quand deux êtres se regardent sans frustration ni attente…
– Je n’ai rien de mieux à faire, en avant, je suis tout ouïe !

L’histoire commence à la convergence des galaxies lors de la réunion d’un grand Conclave au sujet de la Terre. Des êtres venus de multiples horizons cosmiques ont été conviés et c’est à Rayon Blanc qu’incombe la tâche de mener cette immense rencontre. Les participants communiquent par claire vision et télépathie.
Les premières interventions font état de diverses constatations.
– De plus en plus d’humains souhaitent profondément un changement vers plus d’équité et plus de paix !
– Nombreux sont ceux qui ont découvert Gaïa et reconnaissent la Terre Mère !
– Une véritable forme d’amour émerge !
– Cependant, certains enfants peuvent être déphasés avec les adultes insensibles aux nouvelles énergies…
Des murmures d’approbation font écho à ces propos…

Rayon Blanc recentre le débat :
– Nous prenons acte du renouveau qui émane de la Terre, mais la tâche reste encore colossale ! Pour compléter vos observations, je vous propose d’accueillir maintenant les quelques humains que nous avons conviés à ce Conclave.
Des hommes et des femmes, de tous âges et de tous horizons, se présentent. Certains écarquillent les yeux, d’autres sourient sereins, tous s’intègrent à l’assemblée.

Pierre ralentit le pas et interpelle Jean avec une pointe d’ironie :
– Il est surprenant ton Conclave ! Y a-t-il des chaises et des tables ?
– Des chaises et des tables ! Mais cette rencontre ne se passe ni sur Terre ni dans la matière. Laisse-moi te conter la suite.

Rayon Blanc qui préside la séance introduit les nouveaux arrivants :
– Nous vous remercions de votre présence, chers Humains ! Apprenez que nous sommes à vos côtés depuis toujours et que votre planète est au cœur de nos préoccupations. Nous vous avons conviés à ce Conclave pour que vous puissiez nous exprimer votre sentiment sur la Terre et son devenir.
Il se met en retrait et un homme se lance :
– Nous sommes quelques-uns à œuvrer pour une société sans argent. Et si nous avions un souhait à formuler, ce ne serait pas celui du cupide Roi Midas qui rêvait que tout ce qu’il touche devienne or. Nous travaillons plutôt à de nouvelles formes d’échanges basées sur l’entraide et la coopération.
Une femme renchérit :
– Il y en a aussi qui œuvrent à l’épanouissement des enfants. Ils créent des écoles où les rythmes sont davantage respectés, où chacun est accueilli et aimé pour ce qu’il est.
L’assemblée est attentive et les interventions s’enchainent jusqu’à ce que tous aient parlé. Puis Rayon Blanc s’avance :
– Chers humains, nous vous remercions pour vos propos et votre enthousiasme. Nous comprenons mieux maintenant pourquoi la Terre est parsemée d’autant de germes de joie !

Jean, avec un clin d’œil, s’adresse à Pierre et lui fait observer :
– Hé oui ! De la joie ! Tu vois, tu n’es pas le seul qu’elle intéresse.

Après une courte pause, Rayon Blanc se fait plus insistant :
– Il me faut quand même ajouter que, comme vous l’avez fait en évoquant Midas, si vous voulez changer, vous devez revisiter les repères du passé. Ils encombrent vos pensées, vos paroles et vos actions. Toutes vos références méritent d’être actualisées. Comprenez-vous cela ?
– Oui ! En fait, vous nous encouragez à renouveler les lignes caduques du temps !
L’assistance reste un instant méditative. Progressivement la présence de Passeur De Savoirs illumine l’assemblée :
– En tant que Passeur des Savoirs ancestraux, j’invoque ici les lois cosmiques. Elles ont été formulées de diverses manières dans les différentes civilisations humaines. Des textes restés en partie secrets les expriment également. Elles sont au fond de chaque être depuis l’aube des temps. Le moment est venu de faire émerger les trésors qu’elles cachent.
Rayon Blanc s’adresse à nouveau aux humains :
– Nous voyons votre volonté de changement et sommes prêts à agir plus directement si vous en exprimez le désir. Dans l’affirmative, nous enverrons des Observateurs vers la Terre pour que nos actions puissent faire écho aux vôtres.
L’approbation est générale :
– Merci pour cette proposition d’aide. Elle nous met en joie et sera un don précieux.

Pierre apostrophe Jean, et regarde autour de lui d’un air malicieux :
– Si je comprends bien ce que tu me racontes, nous sommes entourés d’observateurs galactiques !
– C’est cela ! Mais il te faut encore avancer dans ta quête de la Joie pour que je puisse te présenter à l’un d’eux…
Ils éclatent de rire.
– Toutefois, reprenons !

Témoin Du Fleuve est déjà venu à plusieurs reprises sur Terre, mais c’est sa première mission en tant qu’Observateur. Il n’a pas de corps physique à proprement parler et ne peut être vu des humains. Il se déplace où et comme il le décide. Lorsqu’il focalise son attention, il perçoit non seulement les pensées des terriens, mais également leurs émotions et plus généralement l’énergie qu’ils dégagent.
Pour l’heure, suivant son intuition, il s’oriente vers une scène qui l’intrigue.

Une femme à la longue chevelure noire est assise sur un banc au bord d’un fleuve. C’est Isaure. Elle tient un livre dans les mains, mais ses pensées voguent au loin. Elle se remémore sa rencontre avec Nils, le compagnon de sa jeunesse. Nils était musicien, talentueux et créatif. Elle était sa muse. Ils étaient joyeux et insouciants, portés par les flots de la vie.
Le cri strident d’un martin-pêcheur la ramène soudain à la réalité. Elle éprouve de la solitude car la mort brutale de son ami les a désunis prématurément. Pour Témoin Du Fleuve, cette séparation a l’apparence d’une faille dans le cœur d’Isaure.
Laissant libre court à ses pensées, la jeune femme revoit le travail accompli depuis des mois pour rassembler toutes les musiques que Nils a composées. Le projet d’éditer l’intégrale des partitions lui tient à cœur. Elle sourit au souvenir d’un vieil enregistrement qu’elle a récemment retrouvé. Elle sait que l’œuvre est maintenant complète.

Isaure revient vers son livre, un recueil de mythes égyptiens. Elle se met à lire et se laisse immerger dans le récit d’Isis et d’Osiris. Témoin Du Fleuve perçoit que la joie remplace peu à peu l’amertume et que le cœur cicatrise.

Lorsqu’elle termine sa lecture, elle se sent légère, unifiée. Sans raison. Le poids de sa solitude s’est envolé !

Jean s’immobilise et fait une pause dans le récit :
– Dis-moi Pierre, as-tu saisi de quelles profondeurs vient la joie d’Isaure ?
Pierre s’arrête à ses côtés et répond :
– Oui, mais pour le comprendre, il faut connaitre les récits des dieux égyptiens ! Isis a reconstitué le corps de son époux Osiris tué et coupé en fragments épars par son frère rival et ennemi Seth. Elle a rassemblé les morceaux du passé. Isaure, quant à elle, a intégré la mort de Nils.
– Tu es perspicace ! Mais j’ajoute une petite nuance : l’histoire d’Isis n’évoque pas autant de joie que celle éprouvée par Isaure… Tu es prêt pour la suite ?
Ils reprennent leur marche.

Témoin Du Fleuve est impressionné par la résilience des humains, leur capacité de transformation. Il sent qu’il est temps pour lui d’en rendre compte, et réactive son contact avec le Conclave.
Devant l’assemblée, il relate :
– J’ai vu une femme revivre en essence le mythe d’Isis, et je témoigne de l’énergie que cela lui a permis de libérer.
Un murmure enthousiaste gagne l’assistance qui s’unit à cette étincelle.
Rayon Blanc sourit et rappelle :
– D’autres observateurs sont en route, ils complèteront les propos de Témoin Du Fleuve.

Jean s’interrompt une nouvelle fois :
– Avant de poursuivre, il me faut faire un aparté et te conter l’histoire de Nephtys et d’Isis. Je vais la résumer au mieux à partir de sources diverses.
Le point de départ, ce sont quatre frères et sœurs vivant en couple. Isis avec Osiris et Nephtys avec Seth.
Un jour Nephtys se déguise en Isis pour s’unir à Osiris. De cette union nait Anubis.
En représailles, Seth cherche à tuer son frère Osiris et l’enferme dans un sarcophage jusqu’à ce que mort s’ensuive, mais la suite de cette histoire-là tu m’as dit que tu la connaissais.
De leur côté, Isis et Nephtys restent amies : Isis aide Nephtys à élever son fils Anubis et Nephtys accompagne Isis lorsqu’elle veut redonner vie à Osiris.

Ligne D’Horizon est un Observateur cosmique habitué des missions. Il se concentre et se laisse guider. Son attention se porte vers une bourgade où les énergies sont particulièrement confuses. Un nouveau couple vient de s’installer et a fait bâtir un ensemble de logements pour personnes âgées. Cette initiative a modifié les équilibres de la région.
L’Observateur invisible porte son attention sur les nœuds qu’il perçoit. Il se focalise sur Madeleine et Ignace, les initiateurs du projet. L’épouse est en pleine contradiction : elle vient de nouer une belle amitié avec Elise dont elle compromet portant l’avenir professionnel.
Pour mieux comprendre, Ligne D’Horizon canalise son attention sur Elise. Enfant du pays, elle occupe une petite maison au centre du bourg et vit du soutien qu’elle apporte à quelques personnes âgées. Depuis l’arrivée du couple, rien n’est comme avant. Parfois la jeune femme s’inquiète car plusieurs de ses protégés ont rejoint la nouvelle structure. Le plus souvent elle est heureuse, insouciante, portée par la liberté qui s’ouvre devant elle et son amitié naissante avec Madeleine.
Mais le témoin silencieux perçoit que d’autres changements sont à l’œuvre. La nouvelle arrivante a décidé d’agir pour son amie et, croyant bien faire, s’active à rédiger un article élogieux sur son travail.
Les conséquences ne se font pas attendre. Suite à la parution du billet, Ignace, inquiet pour la pérennité de sa structure, en accélère le développement. En quelques mois, Elise perd tous ses clients.
Lorsque Ligne D’Horizon se concentre sur les énergies des deux humaines, il est surpris. Elise est légère, sereine. Madeleine, bien que chamboulée, est résolument décidée à aider son amie : elle fait le choix de lui rendre visite.
Ligne D’Horizon les retrouve ensemble.
Dans un élan de sincérité, Madeleine confie à son amie :
– C’est plus fort que moi, j’apporte le chaos.
Après une pause, elle ajoute :
– Et du chaos je fais naitre l’harmonie. Malgré moi, je suscite des forces contraires, je les attise. C’est ainsi que je me place, dans ma vie, dans le monde…
En prononçant ces mots, elle les accepte, nourrie d’une énergie nouvelle.
Elise acquiesce. C’est à son tour de se confier :
– Quant à moi, il est vrai que je pourrais m’inquiéter… mais, finalement, j’apprécie ma nouvelle liberté… et c’est elle que je préfère regarder.
À voix plus basse, prenant conscience de ses propres paroles, elle poursuit :
– Au fond de moi, j’incarne la séparation et l’union, l’absence et la présence ! Ce qui me caractérise, au fond, c’est le renversement des pensées et des situations.
Madeleine reste silencieuse, attentive.
Les deux amies se sourient, elles sont à l’unisson, rayonnantes.
Ces confidences les ont rapprochées. Mais plus encore, elles leur ont permis de prendre conscience, chacune, des forces de vie qui fondent leur être.
À cet instant, les deux femmes ne font qu’Un avec l’Univers.

Pierre stoppe Jean et lui dit en souriant :
– Laisse-moi reprendre mon souffle un instant !
– …
– Si je te suis bien, et si je fais le lien avec le mythe égyptien, Elise est Isis et Madeleine Nephtys !
– Oui, presque ! En fait, il faudrait plutôt dire qu’Isis résonne en Elise ou qu’Elise est un écho d’Isis.
– Et le Conclave dans tout ça ?
– J’y arrive !
Ils se remettent en marche…

Ligne D’Horizon quitte la Terre pour retrouver la grande rencontre galactique. Il y relate ses observations et conclut :
– Je témoigne de la force de changement que peut procurer l’amitié chez les humains et de la profondeur de la réunion des opposés !
Passeur De Savoirs explicite :
– L’humanité d’aujourd’hui ravive ce que les sages de l’Ancienne Égypte avaient gravé sur les pyramides : « Monte et descends. Descends avec Nephthys. Sombre dans l’obscurité avec la barque de la nuit et monte avec Isis, au moment de la Barque du jour. »

– La barque m’emporte aussi, intervient Pierre, je me laisse prendre par ton histoire. Au fond, la Joie que je cherche n’est peut-être pas là où j’imaginais.
– Alors, écoute la suite !

Le troisième observateur de cette histoire s’appelle Témoin Du Feu. Intrigué par les paroles des humains lors du Conclave, il décide d’aller voir un enfant. Le voilà donc auprès de Solan. Le jeune est en pleurs dans sa chambre. Son père vient encore de le repousser et le garçon se sent seul, rejeté. Il s’interroge : Pourquoi est-ce que mon père ne s’occupe pas de moi ? Pourquoi ne s’intéresse-t-il jamais à ce que je fais. Je ne pense pas être si nul que ça ! Ma mère, elle, est contente de moi et me félicite souvent !
Solan décide de prendre sur lui et d’aller revoir son père.
L’effet n’est pas celui qu’il espérait, au contraire : son père hausse le ton et lui dit qu’il ne veut plus le voir jusqu’au lendemain.
Le garçonnet va dans sa chambre et s’y enferme. Une grande colère jaillit de ses entrailles. J’en ai marre ! Je n’existe pas ! Mon père est méchant, il me crie tout le temps dessus ! Il n’y a que lui qui compte ! Je vais lui montrer qui je suis.
Témoin Du Feu, en retrait, regarde les braises bruler le cœur de l’enfant. Rien ne semble pouvoir l’apaiser. Des larmes amères coulent sur ses joues.
Le moment semble propice pour intervenir et Témoin Du Feu contacte Rayon Blanc. Le Conclave décide d’aider Solan à retrouver l’essence de son être.

L’enfant qui a fini par s’endormir fait un rêve.
Il est en Égypte au temps des pyramides et porte la double couronne sur la tête. Son père, pharaon comme lui, se tient, immense, à ses côtés. Ils déambulent avec dignité dans les couloirs d’un grand palais. À chacun de ses pas, il se voit grandir, jusqu’à égaler la majesté de son père. D’autres personnages, couronnés eux aussi, sortent en ordre des ombres et s’approchent solennellement. Père et fils lèvent lentement les bras et les bénissent, les uns après les autres.
Solan se réveille, apaisé : Quel rêve étrange… et pourtant si réel ! Je me sens drôle… Mais… je suis différent ! Aussi fort et sage qu’un pharaon ! Il éclate de rire !
Tout le Conclave perçoit également le changement. L’enfant est maintenant à sa place dans le monde.
Quelques semaines plus tard, Témoin Du Feu retrouve Solan à l’école. Il travaille avec quelques camarades sur le mythe de Seth et Horus[1]. Le professeur leur a donné un livre à partir duquel ils devront faire une présentation à la classe. L’écolier vient de découvrir un dessin d’une sculpture de Seth et Horus intronisant conjointement le pharaon Ramsès III. Le garçon en reste béat ! Les deux dieux ressemblent tellement à son père et lui dans le rêve égyptien qu’il a fait !

– Je n’aurais jamais pensé, s’exclame Pierre, qu’il était possible de faire autant de parallèles entre l’Égypte et nos vies actuelles.
Jean confirme :
– Et encore, mes petites histoires ne révèlent pas tout ! À toi de trouver le mythe avec lequel tu es relié et de le faire revivre… Alors, j’ajouterai un épisode à mon récit !
Ils rigolent.

Au point de convergence des galaxies, Rayon Blanc poursuit le Conclave :
– Tous les témoignages des Observateurs concordent, le renouveau de la Terre prend corps. Les humains commencent à revisiter les repères du passé. Les mythes renaissent sous des formes subtiles qui laissent place à plus d’harmonie, de diversité et d’équilibre.
C’est pourquoi, il nous est maintenant possible d’aider la Terre et ses habitants à se transformer plus encore et leur permettre de changer de Plan. Pour y parvenir, les humains doivent se libérer de leurs entraves et renaitre à une autre vie.
Clôturons cette rencontre en ravivant, pour l’humanité, la quintessence de la tradition égyptienne de l’embaumement.
Passeur De Savoirs prend la relève, solennellement :
    J’invoque sur la Terre les ardeurs de Nephtys, protectrice des mondes souterrains.
    J’invoque sur la Terre le souffle de Serket, la grande guérisseuse, celle qui fertilise.
   J’invoque sur la Terre la magie d’Isis, mère initiatrice.
   J’invoque sur la Terre l’énergie de Neith, mère primordiale, elle est tout ce qui a été, tout ce qui est et tout ce qui sera.
   Que ces quatre piliers, ces quatre pouvoirs, ces quatre horizons présents au-delà de la vie et de la mort, apportent à l’homme la joie de mourir et de renaitre.

Jean se tourne vers Pierre :
– Mon récit est terminé… 
Ils sourient tous les deux.
Jean poursuit : 
– Es-tu prêt à renaitre ?
– En tout cas, tu m’as ouvert de nouveaux horizons !
Ils se posent un instant sur un banc, pensifs…
Pierre reprend en souriant :
– Et toi, Jean le conteur d’histoires, quelle est ta quête ?

 « D’où vient-il où va-t-il le long fil de ta vie
Du fondement de l’être il éveille les cœurs
Sauras-tu l’écouter lui donner de l’ardeur
Le cueillir avec joie pour t’en faire un habit ? »


Notes

[1] Horus est le fils posthume d’Osiris que sa mère Isis réussit à concevoir grâce à son pouvoir magique personnel. Il est donc le neveu de Seth. Entre le père et l’oncle du jeune Horus, il a existé, dès le départ, une rivalité pour le trône de Pharaon en Egypte. L’inimitié qui avait démarré de la part de Seth à l’égard d’Osiris s’est reportée sur sa descendance en la personne d’Horus. Les deux protagonistes se sont beaucoup combattus, le conflit s’est terminé avec la place prise par Seth auprès du dieu soleil Ra. Quant au neveu, il est présent auprès de chaque pharaon considéré comme la réincarnation d’Horus.


Dédicace

Ce récit est dédié ou a été écrit grâce :
  – à Michel T
  – à Josué H
  – à Isabelle, Isabelle, Ann et Anne mes sœurs mythiques
  – à toutes les Marie-Madeleine qui feraient un lien avec Nephthys
  – à Joël, à Jean Phi, à Martine, à Marie-Christine et à Claire qui y ont posé leur regard et à nous tous sur terre qui choisissons d’œuvrer pour le nouveau monde qui se présente



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